La caravane des luttes, l’assistance publique et Monsieur l’huissier…

Hier à l’hôpital Avicenne, la caravane des luttes tenait boutique et offrait café, en interpellant patients et personnels, sur la disparition de l’accès aux soins de qualité en Seine-Saint-Denis.

Santé sabine rubin

Depuis novembre à l’hôpital Bichat-Baujon, en décembre à Verdier, l’Union Syndicale de l’Assistance Publique [USAP], continue le travail informatif sur l’éloignement des services publics et sur la création du désert médical à venir en SSD.

L’assistance publique qu’est-ce que c’est ?
L’APHP, Assistance publique – Hôpitaux de Paris est une généreuse institution de presque 170 printemps. Sa vocation a toujours été d’apporter des soins de qualité aux populations les plus fragilisées d’île de France.
Depuis la réforme en 2016 des GHT, Groupement Hospitaliers de Territoire, la concentration des moyens financiers, techniques et humains favorisent les mégahôpitaux et des rotations de patients de plus en plus élevées.

Consciente du lent processus de privatisation des services de santé mis en place par les réformes successives, j’engage mes énergies et mes moyens à trouver une solution adaptée aux différents acteurs du maillage territorial de soins.

Ce n’est pas simplement l’hôpital Verdier de Bondy qui est en danger.
Ce sont également les Centres Municipaux de Santé, ainsi que l’équilibre de l’exercice partagé avec les médecins libéraux, tous fragilisés par les choix de restructuration budgétaire.

Hier, dans ce symbole de partage culturel que représente Avicène, alors que la Caravane des luttes réchauffait les cœurs des personnels en souffrance, non loin de là, Monsieur l’huissier comptait.
En effet, quelle surprise de voir le nom des présents, ainsi que leur nombre, notifiés dans le carnet d’un huissier de justice assermenté, intervenu sur la demande de l’AP-HP, dirigée par M. Hirsch.
Monsieur l’huissier, accompagné par Monsieur l’Adjoint aux Ressources Humaines de l’AP-HP, formaient un couple courtois, mais dont la présence n’a malheureusement fait qu’ajouter une pesanteur supplémentaire sur les épaules des salariés, qui chuchotaient entre eux, espérer ne pas avoir à subir les conséquences de leur engagement syndical.

Citoyens, habitants, usagers.
C’est à vous, ensemble, que revient la lourde responsabilité à la mobilisation pour que perdure l’accès aux soins de qualité, et ce, non loin de vos lieux de vie.
Dans cet environnement rude qu’est notre territoire décrié, il faut une réelle force vitale pour s’y épanouir.
La Jupiterie ne doit pas vous retirer le reliquat de patrimoine collectif dont vous, séquano-dionysien-e-s, disposez encore. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons infléchir le sens des volontés funestes.

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