Loi Elan sur le logement : une occasion perdue

J’ai voté contre la loi ELAN qui ne répond en rien à la question du logement, pourtant au cœur des priorités de notre territoire.

Le principe de Métropolisation du Grand Paris et les précarités salariales rendent l’accès au logement de plus en plus complexe.

Dès la parution du projet de Loi ELAN, j’ai suivi ce texte avec grand intérêt.

Si les médias ont pointé l’attaque sur la Loi Littoral, un autre enjeu d’importance va connaître un futur compliqué.

Dans notre département où 108 000 demandes de logements sociaux ne sont pas pourvues, après le passage d’ELAN, c’est le principe même du financement du logement social qui se trouve fragilisé.

Vous pourrez le constater depuis vos fenêtres, le bulldozer de l’aménagement urbain va continuer à générer des situations individuelles douloureuses.

Dans cette loi, on peut également notifier un recul de l’accès à la justice, un abandon des plus fragilisés par l’absence de mise en production de logements PLAI, la création d’un bail précaire spécial jeune, une diminution du nombre de logements adaptés aux handicaps et les facilitées données aux « partenaires privés » pour organiser des opérations d’urbanisme d’envergure…

Malgré une déferlante d’amendements et de propositions de tous bords lors d’un marathon législatif à l’hémicycle, nous aurions espéré un ELAN de bienveillance en direction des habitants-citoyens que nous sommes tous, plutôt que, une fois de plus, embrasser les producteurs de foncier privé.

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