Première pierre pour une Université populaire Sevran-Villepinte

J’étais présente samedi dernier à la pose symbolique d’une première pierre pour une Université populaire Sevran-Villepinte, à l’initiative de ma camarade Clémentine Autain.

Étudier devrait être un droit, et non l’apanage de quelques privilégiés.

La sélection à l’Université, outre son caractère de classe, ne résoudra absolument pas le problème majeur de notre enseignement supérieur : le manque chronique et croissant de places.

On pouvait de longue date prévoir l’arrivée de 200 000 nouveaux étudiants depuis le début des années 2000, et construire en conséquence de nouvelles universités partout en France afin de répondre à cette nouvelle demande. Conjuguer ainsi création d’emplois et élargissement du savoir, un bien qui s’augmente en se partageant.

Mais non, on préfère organiser une université à deux vitesses, à l’instar de la société néo-libérale que nous propose ce gouvernement : « pôle d’excellence » pour les uns, facs au rabais pour les autres, refus et marginalisation pour beaucoup.

Cette initiative fut une réussite avec près de 150 participants, malgré les délais extrêmement courts qui incombaient aux organisateurs.

Heureuse d’y croiser nombre d’étudiants, d’enseignants et de chercheurs, d’intellectuels, de parents d’élèves et d’élus, à l’instar de ma collègue Elsa Faucillon.

Ce projet doit désormais s’inscrire dans la durée, et un comité de pilotage devrait voir le jour afin de permettre à toutes et à tous, quelque soit son origine sociale ou géographique, de pouvoir s’inscrire et étudier dans la filière de son choix.

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