CNRS : un manque de recrutement qui grève lourdement l’avenir

Malgré les fanfaronnades de ce gouvernement qui nous explique doctement avoir « fait de l’éducation sa priorité », les faits sont malgré tout têtus : cette année encore le budget de l’ESR devrait baisser de près de 0.4% en terme réel, id est en tenant compte de l’inflation et de la hausse du nombre d’étudiants.

C’est dans ce contexte d’austérité qu’une motion a été adoptée à l’unanimité par le CPCN pour dénoncer la diminution de l’emploi scientifique au CNRS.

Grever ainsi l’un des fleurons de la recherche française au nom d’une logique de réduction des dépenses, c’est miner la qualité et l’attractivité de la recherche française en frappant l’une de ses institutions les plus prestigieuses.

Retrouvez le texte de ma question écrite à Mme Vidal :

Mme Sabine Rubin attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur la situation préoccupante qui est aujourd’hui celle du CNRS.

Le 3 juillet 2018 lors de la Conférence des présidents de sections du Comité national ( CPCN ) a été adopté à l’unanimité une motion qui s’alarme de la diminution de l’emploi scientifique au sein du CNRS.

Fleuron de la recherche française, le CNRS à l’ambition de maintenir un recrutement à hauteur de 300 chercheurs et 300 IT par an, afin d’en garantir l’attractivité et le potentiel de recherche sur le temps long.

Or cette motion s’inquiète vivement d’une réduction brutale du recrutement du nombre de chercheurs, passant à 250 par an et non compensé par une augmentation correspondante du nombre d’IT.

Une telle situation de réduction du nombre d’emplois scientifiques ne peut être que fort préjudiciable à cette institution qu’est le CNRS, grevant lourdement l’avenir de la recherche française.

Cela est bien sûr à mettre en regard avec les récentes annonces gouvernementales pour le PLF 2019 à propos du budget de l’ESR : en terme réel, c’est-à-dire corrigé par l’inflation et le nombre d’étudiants supplémentaires à accueillir, il s’agit bien d’une baisse de 0.4 % qui se dessine malgré la volonté affichée de faire de l’éducation une « priorité » de votre gouvernement.

Dans ce contexte je voulais donc savoir quelle réponse, Madame la Ministre, vous entendiez apporter à cette motion de la CPCN qui met en exergue la situation déjà exsangue du CNRS et le manque de recrutement en matière d’emploi scientifique

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