Le 119-« Allô Enfance en danger » subit l’austérité gouvernementale

Le 119-« Allô Enfance en danger » subit l’austérité gouvernementale alors que le service reçoit plus de 1000 appels par jour d’enfants vivant ou subissant des violences. J’ai demandé au Premier ministre de revaloriser ce budget au plus vite.

Mme Sabine Rubin alerte M. le Premier ministre sur l’avenir du Service national d’Accueil Téléphonique de l’Enfance en Danger. L’État a déjà imposé au Groupement d’Intérêt public Enfance en Danger une baisse budgétaire de 7 % en 2018. Étant donné que le GIPED est financé à parité entre l’État et les Départements, la baisse du budget imposée par l’État entraîne nécessairement la même baisse de la part des départements. Ce sont donc 321 242 euros de baisse budgétaire que le GIPED essaye de combler autrement qu’à travers des coupes dans les frais de personnel en 2018 et en 2019. Pourtant, Mme la Députée constate que le 119 reçoit toujours 1000 appels par jour et que le service connaît des embouteillages fréquemment — même la nuit — ce qui oblige les enfants à patienter, dans des situations parfois très urgentes. Appellent parfois des personnes au bord du suicide ou des enfants qui vivent des scènes de violence au moment même de l’appel. Parmi tous les appels qui ont fait l’objet d’un signalement aux cellules de recueil des informations préoccupantes des conseils départementaux, sur 27 000 enfants aidés, 6 situations sur 10 n’étaient pas connues des services sociaux. Qui plus est, c’est contre l’avis des départements, qui financent pour moitié le GIPED, que l’État a baissé ses subventions en les obligeant à baisser les leurs. Jusqu’à présent, le 119-Allô Enfance en Danger fonctionnait avec ses fonds de réserve, ce qui lui permettait de ne faire des coupures que dans ses frais de fonctionnement. À présent, ce sont des coupures dans la masse salariale qui s’avèreront nécessaires si l’État ne revalorise pas les subventions accordées au GIPED, ce qui entraînera inéluctablement une nette baisse dans l’efficacité d’un service pourtant essentiel et déjà sous tension. La protection de l’enfance semble donc n’être en aucun cas la priorité du gouvernement qui a même supprimé le ministère en charge de l’enfance. Dans ces circonstances, Mme la Députée souhaite savoir si le gouvernement a l’intention de revaloriser le budget du groupement d’intérêt public Enfance en Danger à hauteur du budget de 2016 et de 2017, pour la protection et l’assistance à nos enfants en 2019 et, au-delà du GIPED, s’il compte mettre en œuvre des mesures spécifiques à l’aide aux enfants.

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