USINE SANDVIK : UN LICENCIEMENT EN FORME DE TRAHISON.

Je me suis rendue ce matin à Fondettes pour soutenir les salariés de la multinationale Sandvik.

Ils se battent contre la fermeture de leur usine.

J’ai pu rencontrer le délégué syndicale CGT Confédération Générale du Travail du site ainsi que le candidat Fi aux Européennes Éric Degenne.

Nous sommes confrontés une fois encore à la désindustrialisation forcée à cause du rachat de nos fleurons technologiques par des grandes multinationales.

Elles commencent par délocaliser les activités de vente à l’étranger ( ici la Hollande ) pour faire de l’évasion fiscale, pour ensuite ouvrir le capital à des actionnaires toujours plus voraces, situés à des milliers de kilomètres des drames engendrés par leurs décisions.

Non, ils ne peuvent pas connaitre le sentiment d’humiliation d’un salarié qui a passé trente années à donner le meilleur de lui-même pour son entreprise et qui se voit dans l’obligation du jour au lendemain de demander à un vigile s’il peut avoir accès à ses outils.

Les salariés sont ici littéralement dépossédés de leur outil de travail : installation de caméras « pour prévenir l’espionnage industriel », mise en place de système d’ouverture électronique des portes, appel à une société de gardiennage pour « sécuriser le site ».
Pourtant, ce sont ces salariés et leur expertise qui ont fait de Sandvik le leader dans son domaine.

D’ailleurs, ils ne demandent qu’une chose : garder leur emploi.

A 55 ans, avec une spécialisation technique si poussée et si précise, qu’est-ce que Pole Emploi va bien pouvoir leur offrir comme perspective ?

Le responsable, c’est bien Emmanuel Macron qui avec ses ordonnances travail éponymes, a facilité le travail des multinationales.

Je remercie le GA de Fondettes ainsi que celui de La Touraine Insoumise pour leur accueil chaleureux !

 

 

 

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