Ma question sur l’ANDROCUR : un médicament qui augmente le risque de méningiome ?

Madame Sabine Rubin interroge Madame Agnès Buzyn, la Ministre des Solidarités et de la Santé au sujet d’un fonds spécial pour les victimes de l’Androcur commercialisé par les laboratoires Bayer.

L’acétate de cyprotérone, Androcur et ses génériques, est un progestatif prescrit dans des cas de troubles de la pilosité, d’excès de sebum mais aussi dans des cas de cancer de la prostate. Il est plus particulièrement prescrit chez les femmes.

Une étude récente de pharmaco épidémiologie menée par l’assurance maladie en collaboration avec le service de neurochirurgie de l’hôpital Lariboisière, a mis en évidence que ce médicament augmente de façon significative le risque de méningiome, tumeur au cerveau le plus souvent bénigne mais fortement invalidante, puisqu’elle entraîne exophtalmie, épilepsie, troubles du langage, vertiges, maux de tête, troubles de la marche, de la mémoire, de l’audition, de la vue etc.

Cette tumeur n’est pas toujours opérable.
En 2009 déjà, la France a émis un signal au niveau européen sur le risque d’apparition de méningiome. En août 2018, l’ANSM a elle-même demandé aux professionnels de santé d’informer les patients sur le risque de méningiome.

Depuis 2015, 500 cas de méningiomes opérés ont été recensés par la CNAM, mais de nombreuses autres victimes n’ont pas émis de signalement pour cause de méconnaissance de ce dispositif. Les cas de méningiomes non-opérés ne sont pas recensés.

Ces victimes de l’Androcur se regroupent en différents collectifs et sont désarmées et démunies. Madame Sabine Rubin souhaite savoir si à l’instar de ce qui a été mis en place pour les victimes du Médiator et de la Dépakine, un fonds d’indemnisation va être mis en place pour dédommager ces personnes des préjudices subis.

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