RESTAURATION DE NOTRE-DAME : LE FAIT DU PRINCE MACRON …

Consternés oui nous l’avons tous été devant le terrible spectacle d’un monument millénaire en proie aux flammes, dont la flèche gothique se consumait comme un cierge qu’on vient d’allumer.

La réaction de l’opinion populaire a été à la hauteur de ce drame. Des millions de personnes en France et dans le monde ont exprimé leur désarroi sur les réseaux sociaux et des milliers de parisiens – croyants ou non- se sont retrouvés devant l’édifice fumant pour marquer leur attachement à ce lieu emblématique.

Puis alors que les cendres étaient encore chaudes, tout s’est emballé. L’occasion était trop belle. Nos grandes familles, reliques de l’Ancien régime, ont décidé de sortir du bois ainsi que leur carnet de chèques. 100 millions d’euros d’abord, puis très vite presque un milliard d’euros en quelques heures mis sur la table.Face à cette course aux dons, je tiens ici à rappeler à notre commission que la fondation Abbé Pierre a estimé qu’un plan Zéro SDF dans nos rues couterait 700 millions d’euros pour créer 38 000 places d’accueil.
Acte noble ? Charité chrétienne ? Nous aurions aimé y croire mais désormais le doute sur le côté philanthrope des ultras riches est installé. Car depuis que l’ISF a été transformé, nous avons toutes et tous pu constater que les dons aux ONG, fondations et autres organismes avaient diminué de 50% la première année.

Un sentiment d’ailleurs renforcé par les tentatives de faire passer la défiscalisation des dons à un taux de 90%. Cela leur aurait permis non seulement de gagner de l’argent sur le dos des contribuables mais également d’orienter la politique budgétaire du gouvernement sur une thématique précise. Car quand on défiscalise, on ordonne d’une certaine façon à l’Etat d’investir là où on le souhaite.

Mais peut-être que cette affluence de dons n’était là qu’un retour à une pratique remontant au 3ème siècle et qui sera l’un des principaux reproches de la Réforme à l’Eglise Catholique : la pratique de la Simonie et des lndulgences. Indulgence qui s’obtient en contrepartie d’un acte de piété effectué dans un esprit de repentir. Peut-être que nos grandes familles cherchaient ainsi l’absolution populaire de leurs péchés fiscaux ?

François Pinault et son groupe Kering : 2,5 milliards d’euros d’évasion fiscale depuis 2002. Bernard Arnaud et son groupe LVMH : plus de 200 filiales offshore; le groupe Total épinglé dans les Paradises Papers et la liste est encore longue.

Comment qualifier autrement que de fait du Prince, la volonté de notre monarque républicain de voir Notre-Dame restaurée en cinq ans ? Nous pensons que le calendrier politique d’un seul n’est pas celui d’un patrimoine historique collectif.

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