“Transformation de la fonction publique”, un doux euphémisme

Énième projet de loi d’un gouvernement qui prétend “transformer” mais qui ne sait que détruire : multiplication des contrats précaires, extension de la possibilité d’y recourir jusque chez les cadres, assouplissement des modalités de licenciement, mise en concurrence des agents, affaiblissement de la Commission de déontologie pour faciliter les pantouflages… 

Après les menaces de la loi Blanquer, qui entendait étouffer jusqu’à la possibilité d’une mobilisation des enseignants, voici les sanctions qui s’avancent, discrétionnaires et sans véritable recours possible : trois jours à la porte sans traitement, sur décision du seul chef d’établissement, et sans passer par la commission paritaire !

Dans la droite ligne des 150000 suppressions de postes de Sarkozy, et des 33500 que projetait Hollande, Macron s’acharne sur le service public. Ignorent-ils que le choix collectif, seul légitime en démocratie, s’exprime d’abord et surtout à travers lui ? Ne voient-ils pas comme il est nécessaire de le préserver, d’y investir, après que l’initiative privée a ruiné l’écosystème ?

Je refuse de le croire. Ce projet de loi est une décision coupable, une insulte de plus à la République et à tous les citoyens. Que lui opposer, sinon un refus ferme et définitif ? Bien des choses : restreindre le recours aux contrats pour favoriser la titularisation, interdire les fermetures de services dans les secteurs sous-dotés, sévir contre les pantoufleurs plutôt que contre les syndicalistes. 

C’est-à-dire préférer l’investissement à l’austérité, et la concertation à la répression.

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