Une médecine libérale qui porte bien son nom

Dominique Antony – CC-BY-SA; CC-BY-SA-1.0.

Une nouvelle enquête révèle que les publics les plus précaires sont ceux auxquels sont refusés les soins. Il faut rappeler les médecins les moins scrupuleux à leurs devoirs les plus élémentaires ; j’ai interpellé Agnès Buzyn à ce sujet.


Mme Sabine Rubin alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les refus de soin illégitimes opposés aux patients les plus précaires par les médecins libéraux.

Dans un rapport publié aujourd’hui par Santé publique France et relayé par Libération, le Samu social estime la prévalence de ces refus à 22% pour les femmes sans domicile fixe bénéficiaires de la CMU ou de l’AME ; elle est plus élevée, parmi elles, chez les femmes étrangères et chez celles qui se déclarent en mauvaise santé. Il est probable que ce chiffre soit sous-évalué, du fait de la prodigieuse variété des tactiques employées par les praticiens les moins scrupuleux pour refuser les soins aux plus précaires, de l’allongement injustifié des délais de rendez-vous au refus d’appliquer le tiers-payant.

De troublante, cette situation devient révoltante au regard d’études précédentes : la Drees estimait en 2003 que 15% des bénéficiaires de la CMU subissaient ces refus et, en 2008, qu’ils touchaient un tiers des bénéficiaires de l’AME. Il semble donc évident que la situation ne fait qu’empirer.

Quelles mesures Mme la ministre compte-t-elle prendre afin que les médecins libéraux fassent enfin preuve de déontologie, et daignent soigner les nécessiteux ?

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