Protéger le droit à l’avortement

J’ai signé cette proposition de loi constitutionnelle visant à protéger le droit à l’avortement. Ce droit est encore aujourd’hui bien trop fragile et déjà trop difficile d’accès pour le laisser à la merci des remous politico-religieux et des attaques libérales contre le service public.

Un rapport de l’Observatoire Régional de Santé indiquait en 2018, que c’était dans notre département que le taux d’avortement pour 1000 femmes était le plus élevé avec un taux de 22 pour 1000 contre 13 pour 1000 dans les Yvelines.

Pourtant l’offre de soins est restée la même qu’ailleurs. Une disparité territoriale qui se doit d’être résorbée au plus vite.

Demandant au gouvernement de passer « des symboles aux actes », les élus entendent protéger le droit à l’avortement via une proposition de loi constitutionnelle.

Publication Le Monde avec AFP

Des députés de gauche appellent le président à protéger l’IVG des « ingérences politico-religieuses »

Demandant au gouvernement de passer « des symboles aux actes », les élus entendent protéger le droit à l’avortement via une proposition de loi constitutionnelle.

Fermeture de 130 centres pratiquant l’avortement en quinze ans, « rendez-vous imprenables, manque de praticiens, affaiblissement du Planning familial » : l’entrave à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) « est plus que réelle », estiment dans une tribune une cinquantaine de députés de gauche.

Ils appellent le président de la République Emmanuel Macron à défendre ce « droit fondamental » qu’ils entendent protéger via une proposition de loi constitutionnelle, expliquent-ils dans une tribune publiée par le Journal du dimanche (JDD).

« Conquête politique, démocratique et laïque », le droit à l’avortement « reste aujourd’hui balloté entre l’affaiblissement des services publics – de prévention et de santé – et de multiples ingérences politico-religieuses », s’alarment ces députés socialistes (PS), communistes (PCF) et insoumis (LFI), emmenés par Luc Carvounas (Val-de-Marne, PS), membre de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale.

« Quotidiennement (…) de nombreuses femmes se retrouvent en difficultés pour avoir accès à un droit fondamental reconnu aujourd’hui dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel. »

En attente de preuves de la part du président

Un peu plus d’un an après la panthéonisation « à juste titre » de Simone Veil, ils exhortent le président à passer « des symboles aux actes politiques » et rappellent avoir déposé « une proposition de loi constitutionnelle visant à ce que nul ne puisse entraver le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse ».

« Nous lui disons donc, comme à sa majorité : le progrès est comme l’amour ; il ne se décrète pas. Il se prouve ! », concluent-ils.

La délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale doit lancer prochainement une mission d’information pour définir les « évolutions législatives nécessaires » à l’accès à l’IVG. Sa présidente, Marie-Pierre Rixain, a déjà annoncé qu’elle déposerait à l’automne une proposition de loi portant notamment de douze à quatorze semaines de grossesse la limite légale pour avorter. Une piste soutenue par la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

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