Il faut sauver nos colos !

Alors que le Covid19 a durement impacté le secteur déjà exsangue des colonies de vacances, que celles-ci sont d’autant plus indispensables pour mener une politique ambitieuse à destination de notre jeunesse, j’ai été interpellée par le collectif « Camps colos », qui avait été laissé de côté lors de la concertation du ministère.

Retrouvez ma lettre ouverte, co-signé M. Lachaud, Dharéville, Juanico, Vallaud et Marie-Georges Buffet :

Monsieur le Ministre,

Comme vous le savez sûrement, le secteur des accueils collectifs de mineurs, ou colonies de vacances, se trouve durement affecté par les conséquences de la crise liée au Covid19.
En effet, la période de confinement des mois de mars et avril a directement pénalisé les structures organisatrices de séjours, notamment les petites structures au modèle économique déjà fragile. A l’instar du secteur de l’hôtellerie-restauration, la période cruciale des « grandes vacances », correspondant à un pic de fréquentation, se trouve également compromise du fait de nombreuses incertitudes et inquiétudes des familles.

Interpellés en tant que parlementaires par le «Collectif camps-colos », certains d’entre nous avons déjà adressé soit un courrier au Premier Ministre, soit une question écrite à vous-même afin de relayer les légitimes préoccupations et inquiétudes des structures d’accueils collectifs de mineurs, notamment les plus petites.

En raison de la fragilité de leur modèle économique, celles-ci rencontrent en effet des difficultés pour accéder au dispositif gouvernemental de soutien à notre tissu économique et associatif, en l’occurrence aux prêts des banques, même garantis par l’Etat. Au risque de dépérir à brève échéance, elles mettent donc en exergue la nécessité d’un soutien financier direct de l’Etat à hauteur des pertes d’exploitation des mois de mars et avril, proposition que nous soutenons vivement.

Outre les aides immédiates à pourvoir, elles souhaitent pouvoir contribuer activement à la réflexion que vous développez pour garantir l’organisation de « colos » cet été. Habituées à travailler la mixité, la proximité et l’enracinement local dont c’est l’ADN, nous sommes certains que ces structures de l’Education populaire du 21ème siècle seront une ressource précieuse tant pour penser la mise en œuvre de colonies «régionalisées » que pour accueillir des jeunes dans un contexte de déconfinement progressif et raisonné..

Nous savons votre attachement pour un secteur aux vertus d’autant plus méritoires que les colonies de vacances peuvent être le vecteur d’une éducation populaire renouvelée, notamment à l’égard des publics les plus fragiles, d’une démocratisation de la pratique sportive et culturelle, d’une attractivité renforcée de territoires, notamment ruraux, qui pâtissent de l’actuelle crise économique.

A la croisée de l’éducation populaire, de l’apprentissage d’un vivre-ensemble et du développement social, solidaire et durable, ces structures organisatrices de colonies de vacances méritent, selon nous, une attention toute particulière pour répondre à la nécessité de vacances pour tous dans une proximité territoriale.

Vous remerciant par avance de l’intérêt que vous porterez aux alertes et propositions de ces acteurs des colonies de vacances, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Ministre, nos salutations respectueuses.

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